Des articles

La réputation de la reine et l'opinion publique: le cas d'Isabeau de Bavière

La réputation de la reine et l'opinion publique: le cas d'Isabeau de Bavière


We are searching data for your request:

Forums and discussions:
Manuals and reference books:
Data from registers:
Wait the end of the search in all databases.
Upon completion, a link will appear to access the found materials.

La réputation de la reine et l'opinion publique: le cas d'Isabeau de Bavière

Tracy Adams (Université d'Auckland) et Glenn Rechtschaffen (Université d'Auckland)

Forum féministe médiéval: 47, non. 1 (2011): 5-31

Abstrait

Cet essai remet en question une tendance encore commune à lire les critiques contemporaines des femmes puissantes comme une preuve directe de leur «impopularité», en utilisant comme une étude de casting Isabeau de Bavière (1371-1435), qui était généralement considérée comme ayant subi le mépris d'elle contemporains. Dans la première partie de l'essai, nous soutenons que les deux sources sur lesquelles les érudits se sont appuyés prouvent non pas que l'opinion publique s'est retournée contre Isabeau en 1405-1406, mais seulement que son ennemi politique Jean de Bourgogne plantait une propagande négative à son sujet dans l'espoir de lui nuire. réputation pendant ces années. Dans la deuxième partie, nous examinons s'il est possible de parler du tout de la réputation d'une reine parmi le public au début de la période moderne. Dans la troisième partie, nous nous appuyons sur les travaux de Claude Gauvard sur l'opinion publique au début du XVe siècle en France pour suggérer que lorsque l'on rassemble toutes les preuves, l'image d'Isabeau qui se dégage de la manière la plus cohérente entre les différents groupes que l'on pourrait considérer comme constituant le public n'a rien à voir avec le négatif généralement supposé, mais c'est celui d'une mère aimante protégeant son fils, l'héritier du trône.

Certaines reines médiévales et modernes sont jugées «impopulaires» dans les salles de classe, les documentaires et même les histoires et les conférences. Cependant, des études récentes révèlent les dangers d'accepter sans critique des comptes de source primaire négatifs comme preuve de la notoriété contemporaine. La notion d'une rivalité jalouse entre une Anne de Beaujeu calculatrice, régente officieuse de France pour son frère Charles VIII de 1484-1492, et une Anne de Bretagne hautaine et vindicative, reine de France, peut être attribuée à une observation de Brantôme. Quant au prétendu mauvais caractère d'Anne de Bretagne, Didier Le Fur l'a repris à un seul commentaire de Commynes: après la mort du fils d'Anne âgé de trois ans, rapporte Commynes, le roi Charles VIII a organisé un festival pour acclamer la reine, qui assis tranquillement avec une expression maussade (elle paraissait «fâchée») 2. Une fois que l'on reconnaît que Catherine de Médici doit sa réputation de méchanceté aux pamphlétaires protestants, il faut nuancer notre vision de sa réputation contemporaine. Il en va de même pour Anne Boleyn, victime d'un combat entre factions pour le pouvoir.


Voir la vidéo: Le pouvoir au féminin dans la France médiévale XIV-XVe Sc. (Juin 2022).


Commentaires:

  1. Angelino

    Oui tu as du talent :)

  2. Burkett

    À mon avis, vous avez fait le mauvais sens.

  3. Moogujora

    Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir vous aider avec quoi que ce soit. Mais je suis sûr que vous trouverez la bonne solution. Ne désespérez pas.

  4. Gugar

    Vous n'êtes pas correcte. Je suis sûr. Je peux le prouver.

  5. Jolie

    Votre sujet ressemble à une parabole de voyazytsya sur Internet depuis un mois maintenant. On l'appelle aussi parfois le boyan barbu. Mais en général, merci kaneshn



Écrire un message